Jeudi 24 novembre

Salle du Grès

"La bataille du 57…"

 

18 h 00 : Inauguration du festival

 

18 h 30 : Intervention de nos partenaires

et apéritif dinatoire

 

19 h 30 : Diffusion du film « Boulevard en lutte ». Un film de Nathanaël Jousselin

suivie d'un débat avec les protagonistes de cette lutte

dont Maryline Poulain (CGT Paris) et une salariée.

 

Cette première soirée est consacrée à la lutte des travailleurs sans papier, et en l’occurrence des travailleuses immigrées sans papier.

 

Vente du thé des ex Fralib désormais « 1336 » et des ex Pilpa, les glaces « La Belle Aude »

Buvette et restauration possibles entre 16 h et 21 h

 

Contact : Thierry DEL BALDO : 06 87 19 05 17 ou delbaldo@orange.fr

SALLE

DU

GRES

 

La bataille du 57…

 

Cela remonte à  mai 2014. Les 18 travailleurs précaires du New York Fashion se mettent en grève pour dénoncer leurs conditions de travail. "On travaillait de 9 heures à 23 heures, six jours sur sept et parfois le dimanche en période de fêtes", se souvient Fatou, une Ivoirienne de 42 ans qui a enfin obtenu ce 10 avril son titre de séjour, après deux ans en France en situation irrégulière. Censés être payés à la tâche (40 % pour les travailleurs, 60 % pour le patron), les salariés voient leurs payes (qui varient de 200 à 400 euros par mois) s’espacer, puis disparaître. Après trois semaines de grève, ils finissent par obtenir des contrats de travail, une situation quasi-inédite dans le quartier de Château d’Eau, temple de la coiffure africaine où travaillent, selon Maryline Poulain, près de 1 500 personnes non déclarées, en majorité sans papiers. Une courte victoire : une semaine plus tard, les gérants du "57" mettent la clé sous la porte.

La liquidation judiciaire du salon est prononcée en juillet ; les salariés décident alors d’occuper les locaux et de mener une action au pénal pour "faillite frauduleuse", "abus de vulnérabilité", "travail dissimulé" et "traite d’êtres humains". De son côté, le propriétaire du "57" saisit le tribunal de grande instance (TGI) de Paris en référé pour demander leur expulsion, demande ensuite déboutée.

Depuis, les grévistes de Château d’eau se sont relayés au "57" sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Ils ont vécu derrière un rideau de fer à moitié fermé ; ont respiré les effluves toxiques des produits abandonnés dans les locaux ; ont dormi sur les vieux matelas à même le sol, au milieu des bacs à pieds transformés en cendriers, côtoyant quotidiennement les rats pullulant dans les sous-sols insalubres.

Ils ont aussi essuyé les menaces  des autres employeurs du quartier "où les intimidations sont permanentes", selon Marilyne Poulain. "Le quartier est aux mains d’une mafia nigériane qui contrôle l’ensemble des salons", dénonçait Marilyne Poulain. Elle-même a été menacée de décapitation et a déposé plainte. Son agresseur a été condamné en mars dernier à deux mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende.

"Les travailleurs vont enfin pouvoir quitter le quartier, c’est un vrai soulagement pour eux", estime Maryline Poulain qui se concentre déjà sur la prochaine urgence : trouver des contrats de travail pour poursuivre les démarches de régularisation. Parmi les anciens du "57", certains veulent continuer dans la coiffure-manucure, d’autres préféreraient changer complètement de domaine…

 

débat avec les protagonistes de cette lutte dont Maryline Poulain (CGT Paris) et une salariée.

 

nos partenaires
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